• Progression de la maladie; Phases et Atteintes Corporelles

    FICHE CLINIQUE ELECTRO HYPER SENSIBILITE (EHS)

    par le Docteur Alexandre Rafalovitch

    http://www.contaminations-chimiques.info/?2009/02/16/550-fiche-clinique-electro-hyper-sensibilite-ehs-par-le-docteur-alexandre-rafalovitch

    L'hypersensibilité électromagnétique est une maladie peu connue, maladie d'un nouveau type - celui des pathologies environnementales - maladie en progression, maladie probablement sous diagnostiquée.

     

    L'électrosensibilité serait une capacité particulière d'alerte de certains sujets face à des perturbations du corps que d'autres pourraient subir sans les ressentir ou sans les identifier comme néfastes.

     

    Hypersensibilité renvoie à un état physiologique et psychique dans lequel l'individu réagit de façon manifeste et parfois consciente à un stimulus qui sur la majorité des personnes est sans effet apparent.

     

    On appellera seuil le niveau de CEM (Compapatibilité ElectroMagnétique) global à partir duquel la personne commence à ressentir des symptômes.

    Le terme electrosmog s'est imposé pour caractériser le brouillard électromagnétique dans lequel humains, animaux et plantes sont maintenant obligés de vivre.

    En dehors de la bande des hyperfréquences, les très basses fréquences (EF ELF) avec fort champ magnétique, émises par les lignes à haute tension, les moteurs, générateurs et transformateurs électriques, sont retrouvés comme causes de sensibilisations et comme agents générant les symptômes.

    Enfin toutes ces ondes électromagnétiques son dites non ionisantes pour les distinguer des rayons X et Gamma, beaucoup plus énergétiques. Le caractère ionisant ou non d'un agent est loin de résumer ses effets délétères sur le vivant.

    Malgré l'imprécision, la soupe électromagnétique dans laquelle nous baignons est composée d'une multitude de signaux d'intensité, de phase, de modulation, extrêmement divers. La dosimétrie de ces champs est un vaste domaine. Les appareils de mesure à utiliser font l'objet d'une polémique. On en trouve dans toutes les gammes de prix : de 40 euros à plusieurs dizaines de milliers d'euros. Comme il faut bien trancher à un moment donné. La référence de l'auteur est un appareil qui porte le nom «electrosmog meter», à sonde isotropique, donnant une mesure du champ global entre 50 MHz et 3,5 GHz. Les mesures sont données en volt par mètre (V/m).

     

    # Tableau clinique en trois phases

    Le seuil s'abaisse généralement à la phase 1, est au plus bas à la phase 2 et remonte à la phase 3.

    # Phase de début : sensibilisation, apparition des symptômes.

    On retrouve souvent dans l'histoire du patient, avant l'apparition des symptômes, une forte exposition à des champs électromagnétique. Champs intenses : arcs électriques, conduite de locomotives, accident de radar. Ou exposition de longue durée : résidence à proximité d'une antenne relais de téléphonie mobile ou une ligne à haute tension.

    Les symptômes décrits par les patients dont divers et nombreux. Certains sont très fréquents mais, peu spécifiques s'ils sont pris isolément comme les céphalées, les troubles du sommeil, les sensations vertigineuses ou l'asthénie. Mais l'association de ces symptômes et leurs circonstances de survenue sont caractéristiques : Un patient décrit un réveil nocturne, récidivant plusieurs nuits de suite, vers 2h du matin accompagné de sensations d'angoisse et d'une tachycardie. Lorsqu'il s'approche de sa fenêtre, il s'aperçoit que de nombreux appartements sont éclairés dans tout un périmètre d'une installation récente d'antenne relais.

    Pour mieux retenir les symptômes nous avons choisi de les regrouper selon la physiopathologie présumée. Reconnaissons que cela est un moyen mnémotechnique plus qu'une explication validée.

    -A- Système neuro-endocrinien, chronobiologie.

    Nous savons qu'en expérimentation animale, les hyperfréquences perturbent le rythme circadien et modifient la sécrétion de mélatonine par l'épiphyse . Probablement du rythme des hormones et neuro-hormones à rythme circadien : adrénaline, noradrénaline, cortisol...

    -A-1- Perturbation du rythme circadien réveils nocturnes, insomnie, somnolence diurne, périodes d'excitation avec angoisse et tachycardie, périodes d'abatement avec inhibition psychique.

    -A-2- Excitation déphasée du sympathique. Hhypotension, faux vertiges, fausses diarrhées, exagération de l'appétit ou perte de l'appétit, modification de la perception des goûts et odeurs, asthénie,

    -A-3- Excitation déphasée du parasympathique : tachycardie, hypertension, sueurs nocturnes, réveils nocturnes.

    -B- Système nerveux central.

    Il est rapporté dans bioinitiative des perturbations de l'électroencéphalogramme, des micro oedèmes cérébraux, une ouverture de la barrière hémato-encéphalique.

    Les patients se plaignent de troubles de mémoire : amnésie immédiate par perte de la capacité de mémorisation, difficulté à se remémorer des noms, des numéros.

    Ils se plaignent d'une perte de facultés cognitives.

    Ils se plaignent de modifications du caractère : irritabilité, intolérance aux perturbations, perte de l'initiative, perte de créativité pour les artistes.

    -C- Effet direct sur la peau et les yeux (avec l'UMTS 2400) :

    Troubles cutanés : érythèmes ressemblant à de coups de soleil, éruptions cutanées, photophobie, œdème rétinien et lésions rétiniennes, retard de cicatrisation après chirurgie oculaire, cataracte précoce.

    -D- Hypersensibilité proprement dite.

    C'est parfois une plus grande perceptivité des sensations habituelles : intolérance à la lumière et augmentation de la vision crépusculaire, perception exagérée des odeurs qui transforme un parfum commun en odeur insupportable.

    Ce sont aussi des perceptions nouvelles, sensitives : sensation de brûlure, de picotements, d'électricité, de pression et perceptions sensorielles nouvelles : acouphènes, flash visuels, odeurs.

    Certains patients peuvent avoir, à travers ces perceptions, souvent de façon transitoire, une capacité à localiser dans l'espace les sources de rayonnement électromagnétiques.

    Ce dernier élément, caractéristique du syndrome, est en réalité peu fréquent. Il peut ne jamais apparaître ou ne durer que quelques semaines.

    # Deuxième phase : la période de crise

    Aux symptômes précédents s'ajoute le fait que la personne fait le lien entre ses symptômes et l'exposition aux champs électromagnétiques. La confiance que pouvait avoir la personne dans son environnement technicisé s'écroule. Elle réalise brutalement que sa vie va être bouleversée. Le travail, les relations, les transports, l'habitat, toutes ces choses habituelles sont remises en question.

    Une série de symptômes sont dus à ce choc psychologique : angoisse, désarroi, abattement ou à l'opposé, la prise de conscience de sa maladie peut s'accompagner de la décision d'y faire face : mise en alerte, recherche active de solutions, militantisme.

    # Troisième phase : évolution.

    Correctement prise en charge, la maladie peut s'améliorer. Le patient voit alors son seuil remonter et peut reprendre progressivement des activités qui l'exposent modérément à des hyperfréquences. Nous ne savons pas grand chose de l'évolution de la maladie non diagnostiquée. C'est un domaine où les recherches devraient être orientées. La question de la maladie non diagnostiquée rejoint la préoccupation des effets des micro-ondes sur tout un chacun

    Enfin en aparté, puisque cela ne correspond pas à des symptômes décrits par les hypersensibles, les données de l'expérimentation décrites dans la littérature internationale font craindre pour l'homme un effet de poison cellulaire global. Aussi nous voudrions rechercher un lien entre les expositions aux hyperfréquences et un vaste champ de la pathologiee : des perturbation du métabolisme énergétique, une induction ou aggravation des maladies auto-imunes et des maladies dégénératives, comme on le voit avec les radiations ionisantes, les toxiques chimiques ou les métaux lourds à faibles doses. D'où la proposition de classer les radiations hyperfréquences avec les agents CMR : troubles de la reproduction, effet mutagène, cancérogénèse.